Déjà depuis plusieurs années, traditionnellement, voici mes vœux, qu’au nom de la communauté catholique francophone de Hong Kong, j’adresse à tous nos partenaires et collaborateurs participants ensemble dans de divers actions et projets qui touchent à notre communauté, le diocèse de Hong Kong et toute la société de Hong Kong et partout ailleurs où nous nous sentons acteurs.
Là où il y a de la paix, qu’il y en ait davantage.
Là où il y a de la discorde, qu’il y en ait moins.
Là où il y a des ponts, qu’ils soient de plus en plus solides.
Là où il y a des murs, que l’on sache les éviter.
Là où il y a de la croissance humaine et économique, espérant en âge et en sagesse, qu’il y ait un peu de désordre, mais juste ce que la créativité impose.
Là où il y a de la créativité, que la bonté prime sur la vérité, et la vérité sur l’intérêt, la beauté en sera alors préservée.
Là où la norme est d’être hors norme, que le bon sens au sujet de bonnes proportions patiemment reprenne le dessus.
Là où tout est très clair, qu’il y ait un peu de doute sur la qualité de notre vue et sur celle de l’éclairage.
Là où il y a des ténèbres, que la lumière intérieure les éclairent d’une intensité intime, tamisée, suffisamment pour rassurer, savoir ou aller et quoi faire.
Là où les paroles et les images font violence et noircissent le tableau de la vie individuelle et en société, qu’il y ait tout au moins un peu de détergent à appliquer pour les neutraliser, même si c’est pour un temps.
Là où la religion se confond avec l’idéologie politique, que les anges de la bonne grâce creusent, marquent, imposent une nette séparation entre la force de conviction religieuse et l’intransigeance parfois inconsistante ou alors intéressée des convictions humaines.
Là où nous sentons que notre coeur est trop dure, ou alors trop ramolli, que nous y mettions un peu de douceur, un peu d’amour ordinaire pour le détendre et le rendre tonic.
Partout où est la tristesse, que la consolation soit d’une qualité irréprochable.
Là où les séparations, toujours douloureuses, déchirent les cœurs et tout ce qui leur appartient, que la miséricorde de Dieu soit un ultime médicament.
Que les enfants puissent vivre leur vie d’enfants et les adultes avec eux pour bien longtemps.
Ces vœux, aux allures bien minimalistes, sont un programme à la portée de tous.
Avant de décoller vers le ciel, comme à chaque messe nous nous en entraînons, il nous faut bien marcher sur la terre qui nous est donnée comme un jardin extraordinaire à cultiver, même en hiver.
La radicalité de l’Evangile passe par tout cela. Elle passe par des zones grises de nos existences et de nos exigences, et nous tire vers les espaces de liberté en nous mettant au vert, là où règne l’espérance.
Bonne année 2024 à vous et vos proches, familles et collaborateurs.
Année 2024 marque la vie de la CCFHK par les célébrations des 70 ans de son existence.
Ensemble rendons grâce à Dieu pour tous les bienfaits.

