La Semaine Sainte avec son lot de célébrations relatant les derniers combats de Jésus est déjà derrière nous. Derrière nous est aussi la première annonce de la résurrection du Christ. Mais pas les autres annonces qui se déroulent durant toute la semaine qui suit. Souvent cela échappe à la plupart des chrétiens catholiques.
La Veillée pascale est la fête la plus importante pour les chrétiens. Ne pas la vivre, même pas une fois dans sa vie, c’est comme ne pas aller en pèlerinage à la Mecque. Désolé pour cette excursion religieuse, mais je l’emploie dans le souci de me faire comprendre, de nous comprendre. Or, ici il y a bien plus que la visite d’un lieu saint, important qu’il soit.
Et ce n’est pas pour une fois dans la vie, c’est tous les ans. Il s’agit de se régénérer, réactiver, revigorer dans cette célébration. Pour la vivre avec un profit pour notre foi, nous nous sommes préparés durant le Carême et surtout la Semaine Sainte. Alleluia éclate alors dans nos oreilles et dans nos cœurs. Et il va se répéter d’abord tout le long de l’Octave de la semaine de Pâques. Chaque jour de cette semaine est une Solennité.
Cette insistance nous échappe, et alors la plus grande fête chrétienne est souvent reléguée au second plan, bien après les Rameaux, la Toussaint et le Noël. Ce n’est aucunement un appel à baisser la fréquentation de ces fêtes-là. Bien au contraire, c’est un appel à rehausser le niveau de la fréquentation de Pâques. Alléluia, il est vraiment ressuscité, répété avec ferveur, retentit chaque jour de l’Octave et se prolonge chaque dimanche. Pour faire une pause durant le Carême suivant.
Pour l’instant, nous sommes dans la période pascale pour suivre le souvenir du bourgeonnement des premières communautés chrétiennes. Et ainsi revivre le printemps de la nôtre. L’Esprit Saint n’attend que cela pour nous accompagner, inspirer, nous faire épanouir.
Rémy Kurowski

