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Communauté Catholique Francophone de Hong Kong

Le mot du Sacristain : La quête et le denier, revenir aux sources

Il vaudrait la peine de chercher comment donner à la quête son sens théologique. Au-delà de sa fonction économique, son sens apparaît si on note qu’elle se fait au moment des offrandes et qu’elle est déposée près de l’autel. Elle procède de la décision de mettre quelque chose de soi à la disposition de la communauté. On pourrait consulter ce qu’en dit saint Paul, lui qui n’a eu de cesse de faire la quête pour l’Église de Jérusalem. C’est normalement au moment de la quête où les fidèles offrent un peu d’argent pour les besoins de l’Église et pour le partage avec ceux qui ont besoin d’aide. Autrefois les fidèles offraient “le fruit de leur travail”, sous forme de pain pour le boulanger, de récolte pour le fermier, vin pour le vigneron… Aujourd’hui le fruit de notre travail est essentiellement pécuniaire, il serait difficile à l’assureur d’offrir une assurance et au pilote un billet d’avion lors de la quête!

Depuis la loi de séparation des Églises et de l’État de 1905, chaque église est propriété des associations diocésaines locales et non plus bien des communes. Les frais de fonctionnement et d’entretien en sont donc à la charge de ces diocèses dont le principal revenu est le don des fidèles et de quelques subventions de l’Etat. Cela est encore plus vrai pour les CCF du monde comme la nôtre, qui à l’instar des diocèses de métropole, ne reçoivent aucune subvention et ne vivent que grâce aux dons. La majeure partie des ces dons servent au fonctionnement administratif de la CCFHK afin de pouvoir offrir à nos fidèles expatriés tous les services d’une paroisse: messes, mariages, baptêmes, sacrements, progression dans la foi… Elle permet aussi à la CCFHK d’aider des personnes et associations locales dans le besoin. Auriez-vous aussi remarqué les nouvelles aubes des servants d’autel lors de la messe des Rameaux? Cet achat n’a été possible que grâce à la générosité de nos fidèles, afin de sublimer la beauté liturgique de nos messes. Merci

Petite anecdote: Aumônier et clochard: savez vous d’où viennent ces noms? Les clochards étaient de pauvres gens habitant souvent dans des baraques proches des églises et qui recevaient l**‘aumône** de l’aumônier pour sonner les cloches.

Enfin, Saint François d’Assise disait: “Rappelez-vous que lorsque vous quittez cette terre, vous n’emportez rien de ce que vous avez reçu – uniquement ce que vous avez donné”.

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Merci!