Qu’est-ce que l’on fait quand on part en voyage? On trie, on fait le ménage!
La fête du Christ roi clôture l’année liturgique. C’est une excellente occasion pour faire le bilan de notre vie. La foi nous propose un outil bien particulier pour faire ce bilan. Ce n’est ni excel, ni autre algorithme, mais une personne. Jésus Christ Roi, un roi qui juge. Mais contrairement aux rois terrestres, son jugement ne condamne pas. Mais libère. Et voici comment. Pour y répondre, quelles en sont nos attentes?
De quoi avons-nous besoin pour qu’il nous libère? Déjà de tant d’obligations que nous nous mettons sur le dos, alors qu’une chose est nécessaire, vendre ce que l’on a et le suivre (parabole du jeune homme riche). Vendre, mais pas n’importe comment, seulement ce qui nous encombre, c’est une sorte de vide grenier qui laisse de la place pour des choses plus utiles, plus importantes.
La brebis perdue, je la chercherai, l’égarée, je la ramènerai. Il nous libère donc de notre égarement qui nous fait perdre parfois. Nous sommes fidèles à nous-même, car soucieux d’être logiques dans notre propre logique. Si nous sommes déconnectés des autres, nous ne voyons même pas les dégâts que cela occasionne dans l’entourage. C’est toujours plus facile de voir les imperfections chez les autres que chez soi-même. Manque d’amour est le juge lui-même.
Présenter à ce roi ce juge qu’est le Christ et qui libère, c’est présenter toute notre vie, dans les plus petits détails. Le lundi de cette semaine, après la partie officielle de la visite de la CCFHK à la communauté juive de HK, un de ces membres vient me voir avec deux questions. Une concernait l’ouverture à Dieu dans la prière.
Est-il possible de prier Dieu pour des petites choses, futiles en comparaison avec ce que d’autres vivent comme difficulté et jusqu’au danger de mort, l’allusion était à peine voilée à tout ce qui se passe en ce moment en Israël et à Gaza. Je lui ai répondu que oui, car tout ce que nous vivons intéresse Dieu.
Lui exposer nos petits chagrins l’autorise à nous juger avec clémence et nous ouvre sur l’essentiel. Marthe, Marthe, tu te soucies de peu de chose, Marie a choisi la meilleure part. Mais ce n’est pas lui qui va s’arrêter sur nos petites imperfections, je me suis mal tenu autour de l’autel, j’ai mal fait la quête, et même plus importantes, comme: j’ai eu des distractions, j’ai regardé la montre ou mon téléphone alors que quelqu’un me parlait à coeur ouvert etc.
C’est de ce roi qu’il est question dans l’évangile, celui qui est capable de faire la part de choses. Ni gauche, ni droite, seule chose qui intéresse Jésus, c’est notre cœur, lui, le nôtre, qui pourtant est ainsi divisé. La parabole porte sur notre faiblesse et sur la chance que nous avons, celle de nous mettre en vérité devant le juge dont le jugement libère. A nous de jouer. Amen
