Quatrième dimanche de l’Avent, quatrième bougie allumée. La lumière que l’on pouvait percevoir au loin, au milieu des ténèbres, de dimanche en dimanche devient de plus en plus intense. Elle éclaire nos pas, rassure etc. Jusqu’à devenir très intense au-dedans de nos vies.
C’est ce qu’a vécu La Vierge Marie. Tellement éblouie par la lumière d’une étonnante clarté, elle en est même inquiète. Et il y a de quoi. Le bouleversement de sa vie est déclenché par l’annonce de l’ange Gabriel. Elle l’accepte dans la foi, la soumission et la confiance.
Tout cela s’accompagne d’une immense interrogation: moi? Suis-je à ma place? Ai-je mérité? Serais-je à la hauteur? Comment accueillir l’imprévu, l’inattendu, l’incroyable?
Avait-elle le choix? C’est comme pour toute les vocations, en dernier ressort, l’acceptation tient lieu du choix. Notre vie est parsemée de telles sollicitations qui bouleversent en profondeur notre existence.
Choix de vie, de partenaire, ou le célibat, l’accueil de l’enfant, rupture profonde parfois, une interrogation profonde toujours. La lumière qui vient de l’appel, ou plutôt avec l’appel, est à l’image des adjuvants qui accompagnent un vaccin. Mais ici, le vaccin n’est pas donné pour se protéger contre une faiblesse quelconque.
Le vaccin est donné pour initier, impulser, interroger, et les adjuvants sont la lumière qui permet de voir dans les ténèbres provoquées par les troubles de vision. Des troubles de la vision accompagnent toujours l’appel qui provoque le bouleversement.
Par flash apparaît alors tout le futur ainsi envisagé, éclairé.
Les fiançailles ont quelque chose de cela. Veux-tu être mon époux, épouse…?
En se référant à de telles expériences, nous pouvons ressentir ce qu’a ressenti Marie du haut de ses 15 ans environs. Et dire, Je suis le serviteur, suis la servante du Seigneur.
Communier de la sorte, c’est avancer dans notre vie de foi, c’est accepter l’irruption dans notre vie que Dieu fait avec son message d’amour, c’est avant tout une source de joie et de paix. Amen
