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Communauté Catholique Francophone de Hong Kong

Homélie du 21 avril 2024 – Bon Pasteur

Aujourd’hui l’homélie est destinée au prêtre qui prêche en votre présence. Toute l’homélie concerne celui qui la prononce. Celle d’aujourd’hui bien particulièrement, et en entier.

Dans la Prière Universelle, nous allons entendre cette prière au sujet des prêtres: “qu’ils soient gentils”. Dès mardi dernier, je me suis donc mis à méditer sur cette qualité ainsi recherchée.

Le Pasteur est celui qui conduit, et qui conduit bien, dans la bonne direction. Et tout ce qu’il fait, il ne le fait pas en son nom propre. Mais au nom de Jésus qui lui est véritablement Bon Pasteur.

Nous, les prêtres (les évêques évidemment aussi) nous sommes à son service. Par l’intermédiaire de l’Eglise, nous sommes envoyés par le Bon Pasteur lui-même.

D’être le représentant d’un si grand homme qui est aussi Dieu, c’est très engageant. Même intimidant, car qui peut être comme Dieu. Mais Jésus ne nous demande pas d’être irréprochable comme lui. Il nous demande de suivre ses pas. C’est un bien portant, un bon marcheur qui invite à suivre les éclopés de la marche de la vie.

Sur son chemin, il les pose fermement et sans hésitation. Alors que nous titubant, nous posons les pas avec témérité, sans jamais être sûr de pouvoir être capable d’accomplir une telle mission. C’est dans la prière silencieuse que nous apprenons à lui faire confiance, nous y trouvons des forces. Même avec cela personne n’est à la hauteur.

Cela vaut pour la direction et la façon d’y aller. Ainsi je reviens sur la gentillesse.

Jésus n’a pas toujours était gentil, mais il a toujours était juste et vrai. Alors que nous les prêtres (comme les parents) nous pouvons être pas gentils et pas justes, pas vrais.

Jésus pouvait être exigeant, ce que certains assimilent avec de la dureté. Il sait que le bien de notre vie passe par la vérité qui souvent s’exprime par l’exigence de la loi. L’exigence n’est pas le manque de gentillesse. L’exigence rappelle la loi. Le plus doucement et gentiment possible. Combien de fois faut-il la rappeler pour l’apprendre par cœur, avec le cœur, en la considérant enfin comme un signe d’amour!

Donc pour apprendre la gentillesse, il faut apprendre à écouter le silence. Le silence est l’écho de l’éternité. On aura toute l’éternité pour l’écouter. Mais il faut apprendre à l’écouter dès maintenant. C’est comme cela que l’on devient gentil et bon pasteur. Amen