Tous les saints nous réunissent et nous en faisons la mémoire. Ils sont ainsi convoqués par l’Église pour célébrer notre espérance. Ils nous servent de pont pour aller à la source de la sainteté. Ce pont est suspendu au-dessus de la pesanteur de nos vies. De la pesanteur de la vie, ils en savent quelque chose. Ils l’ont intégrée dans leur existence marquée par le désir de plaire à Dieu. Plaire à Dieu en toute chose, en tout ce qui leur était donné de vivre.
Les lectures, qui chaque année sont invariablement les mêmes, ont en commun la pureté, comme signe visible de la sainteté du cœur. Ceux qui viennent de la grande épreuve (Apocalypse) ont même lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau. Rendre pur par le sang versé, les candidats ne se bousculent pas, pour la plupart ils le sont par les circonstances. Notre époque semble de nouveau susciter des vocations massives dans quelque religion qu’elle soit.
Ceux qui prient en gravissant la montagne du seigneur (Psaume), Ils sont au cœur pur, aux mains innocentes, ils ne livrent pas leurs âmes aux idoles. Purs d’influence néfaste, mortifère, les idoles sont là où est la mort sans rémission.
Ceux qui ne cessent d**’espérer** se rendent purs comme Dieu est pur (première lettre de saint Jean). Ni regret du passé, ni fuite en avant, l’espérance de vivre au présent. Les saints sont des champions d’une telle audace.
Enfin heureux les coeurs purs, car ils verront Dieu (Evangile de beatitudes) qui ne voudrait pas voir Dieu et le plus vite, une fois pour toutes. Souvent les saints étaient animés par ce désir aiguisé par une brève expérience, où ils ont cru avoir vu quelque chose de Dieu.
Les rites de purification (baptême, confession…) y conduisent. Mais ils ne suffisent pas pour rendre nos coeurs purs. Avoir faim et soif de justice est le chemin le plus concret pour plaire à Dieu d’un cœur pur.
Justice préparée par la prière dans le désir de voir tous Dieu. La fête de tous les saints nous invite à prendre au sérieux et en toute confiance l’appel de Dieu à nous rendre heureux. Avec nous. La recherche de la pureté (disponibilité) et celle de la justice (action) remplissait la vie de saints, leurs jours et leurs fatigues. Jusqu’au repos éternel.
