Pour débuter le carême, les lectures nous invitent à voir la place du baptême dans nos vies. Toutes les lectures en parlent.
Lors du déluge, l’humanité était baptisée dans les eaux de purification. Tous n’ont pas survécu, plutôt quelques-uns qui sont devenus le prototype d’une humanité renouvelée par une nouvelle alliance avec Dieu.
C’est une image symbolique de purification. Aujourd’hui on sait que la purification enlève le péché, sans détruire le pêcheur. Pour ce qui est de la vie éternelle, on se remet à Dieu.
Jésus n’a pas besoin de purification. Pourtant il se soumet à ce rite pour montrer la solidarité avec l’humanité qu’il épouse dans l’Incarnation.
Chez Jésus le rapport entre le carême et le baptême est inversé par rapport à ce qui se passe chez nous. Nous avons besoin de carême pour préparer notre purification. Ainsi, soit pour aboutir au baptême (catéchumènes) soit pour le renouveler.
Or Jésus était baptisé d’abord, pour vivre en suite son carême qui n’était pas celui de purification, mais celui de combat entre son Esprit pur et l’esprit du mal.
C’était son unique combat à mener, mais de taille.
Or, nous avons à livrer deux combats. D’abord celui contre le mal qui est en nous, et en parallèle, puisque le premier combat n’est jamais terminé, un second combat, celui contre le mal qui est dans le monde.
La purification est alors nécessaire dans les deux cas.
Dans tous ces combats nous pouvons être sûrs que nous sommes assistés, accompagnés par l’Esprit de Jésus qui porte en lui les stigmates du combat que le Christ a livré pendant quarante jours, et plus tard surtout lors de sa passion.
C’est son entraînement qui nous permet de faire le notre. J’ai vaincu le mal, dit-il.
Parfois les eaux du baptême peuvent nous submerger comme à l’époque de Noé. La purification agit alors comme un détergent. A nous de savoir si nous voulons être dans l’Arche de Noé pour être sauvés des eaux, comme Moïse.
La plupart du temps, les eaux du baptême nous rafraîchissent, nous revigorent, sont signe de croissance spirituelle, et en témoignent auprès des autres.
40 jours par an, c’est juste ce qu’il faut pour vivre un stage d’entraînement. La tâche est immense, et comme on dit “le jeu en vaut la chandelle”. Amen
