Que devons nous faire?
Tout le monde se pose cette question.
Que dois-je faire?
Dois-je faire ce qui est prévu, car longuement mûri?
Dois-je faire ce qui me convient avant tout?
Dois-je faire ce qui me passe par la tête?
Dois-je faire ce que les autres ne font pas?
Dois-je faire ce qui est bon pour les autres?
Dois-je faire ce que je n’ai pas envie de faire?
Dois-je faire quelque chose plutôt que rien?
Dois-je faire quelque chose pour passer mon temps?
Dois-je faire ce qui plaît à maman, maîtresse, bosse, Jésus???
Je suis constamment ballotté entre les obligations et les envies. Les fameux droits et devoirs.
Venir à la messe requiert de nos jours de l’héroïsme. D’autant plus que presque personne n’a envie (!!!) d’inscrire cela dans une régularité hebdomadaire.
Que dois-je faire donc?
Pourquoi dans l’Évangile les gens posent la question à Jésus?
Il faut remonter dans le texte. Les foules qui venaient se faire baptiser pour recevoir le rite de purification, entendent Jean vociférer: engeance de vipères, convertissez-vous!
Il les menaçait du Jugement divin, dont aujourd’hui tout le monde rigole!?
Pris par la peur, ils demandent quoi faire?
Nous, nous adressons à Dieu seulement quand nous avons peur de perdre quelque chose ou de ne pas l’obtenir (santé, argent, amour…).
Ce qui veut dire:
-que des vraies questions on se les pose seulement quand on est au pied du mur, ou au bord du précipice
-que la vraie prière est celle qui jaillit du fond du cœur, surtout quand nous sommes en détresse
-que nous pouvons dire que nous n’avons besoin de rien.
Alors que les autres ont besoin de nous! D’où le devoir de justice en toute chose. Amen
