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Communauté Catholique Francophone de Hong Kong

Homélie du 10 novembre 2024 – Deux femmes, la même indigence, la même générosité, car la même confiance

Deux femmes, la même indigence, la même générosité. Et alors?

Les lectures d’aujourd’hui parlent de l’indigence et de la générosité. La première signifie le manque, la seconde le trop plein. Les deux sont montrées sous les aspects matériels.

Quoi de plus parlant pour les communs mortels que nous sommes. Avoir de quoi être généreux semble la seule solution. Mais qu’on en a rien comme ces deux femmes, celle de Sarepta et celle du temple.

Que peut-on donner? Rien, c’est à dire trois fois rien.

Et comme dit Raymond Devos, ce n’est n’est pas rien, et avec trois fois rien, on peut toujours acheter quelque chose et pour pas cher. Vous voyez bien avec la logique au ras des pâquerettes, on n’ira pas très loin.

Deux solutions,

On se contente de cela: la bible, bof! Il y a d’autres endroits dans la culture littéraire etc pour y puiser de quoi nourrir notre vie.

Ou alors, en faisant le pari qu’il y a quelque chose de plus, de plus profond, on y reste, on n’y lâche pas.

Dans la tradition juive de l’interprétation de la bible, reprise par les chrétiens, il y a quatre lectures possibles:

Littérale, suggestive, allégorique et echatologique.

Pour la plupart on lit la bible de façon littérale. C’est tout naturel! Mais si on la “soupçonne” de cacher quelque chose (de façon suggestive).

On va se laisser conduire au travers les deux autres pour y chercher un méta-sens.

Les images des femmes indigènes vont aider à imaginer le manque de l’essentiel que l’amour et qui finalement chez ces femmes par ce geste se révèle comme existant.

Exemple du livre de Suzanne Burck, La terre de Chine sur la générosité d’un voisin lors d’une famine meurtrière.

Il ne faut pas attendre des situations si extrêmes pour pouvoir le montrer. La vie quotidienne peut être remplie de situations ordinaires qui appellent à la générosité.

Et la dernière, eschato..,.? C’est sur les effets que la méditation (bien plus qu’une simple lecture) peut produire sur nous. Nous améliorer jusqu’à la plénitude de ce que Dieu veut nous offrir:

Accoucher d’un homme nouveau.

Où, mieux qu’à la messe, que l’on apprend comment cette plénitude peut concrètement se réaliser.

Comment “le Verbe se fait chair” nous transforme, péniblement mais sûrement!

Souvent à notre insu, ce qu’on appelle investir dans le futur qui commence dès maintenant. Pas vraiment de temps à perdre, et si oui c’est pour en faire une priorité. Suivant notre envie, possibilité etc,

Le baptême ouvre à tout cela, à un homme en devenir!