Traditionnellement au printemps on fait le ménage dans la maison. Pour les juifs et les chrétiens c’est en lien avec les fêtes de Pâques.
Pour préparer la sienne, Jésus fait de même. Et il ne va pas par quatre chemins.
Mettre de l’ordre dans la maison de son père, c’est bien plus que ranger les affaires. Les marchands du temple avaient leurs affaires bien rangées.
C’est justement ce qui dérange Jésus. Il fait la vidange. Remplace les affaires commerciales par les affaires spirituelles.
Le cœur de l’homme croyant est appelé à devenir un tel lieu, devenir la maison du Père.
Poussés par les besoins matériels, nous n’accordons plus attention, ou alors si peu, aux affaires de notre vie spirituelle.
Qu’est-ce qui encombre mon cœur et fait suffoquer mon âme? Est-ce que je suis attaché au Christ, ou je suis seulement attaché aux valeurs que Jésus met en avant. C’est déjà cela, mais hélas insuffisant.
Car si nous nous attachons uniquement à quelques valeurs humaines pour lesquelles nous cherchons du soutien auprès de la religion chrétienne, tôt ou tard nous perdrons le contact avec la source.
Même les valeurs qui nous étaient chères seront alors ternies.
La transmission des valeurs est soumise à une telle dynamique. Moins on s’attache à quelqu’un, plus grand est alors le risque d’une séparation.
Pour rester attaché, tout est question d’envie et de bonnes fréquentations qui peuvent soutenir un tel attachement.
S’attacher à l’autre, dans le couple, tout comme s’attacher à Jésus dans la foi chrétienne, cela suppose d’être confrontés à nos propres faiblesses que l’autre nous révèle. Et que l’on accueille avec humilité.
La fragilité qui se révèle dans une telle relation est exigeante. Si elle est accueillie dans l’amour, elle devient le véritable lieu de salut, de renaissance.
Jésus ne va pas faire le ménage dans notre cœur à notre place. Il nous donne le mode d’emploi.
A nous de jouer!
