Les lectures sont toujours les mêmes, mais pas la vie.
Nous avons un an de plus.
Les enfants ont grandi, les adultes ont pris de l’âge.
Tous, nous avançons dans le temps.
Jésus, né dans la grotte, est déposé dans une mangeoire.
Jésus chargé de promesses.
Son corps même est promesse, comme le Liban (à qui nous destinons la seconde quête de ce soir) est un pays message pour toute la région et au-delà.
Message de paix, évidemment, alors que ce n’est pas évident, bien au contraire.
D’une promesse à l’autre, on retarde la réalisation.
D’abord a eu lieu la promesse donnée à Abraham de faire de sa descendance un grand peuple fidèle à Dieu.
Puis la promesse fut donnée à un roi quelconque de lignée davidique d’un successeur pas comme les autres (la I lecture).
C’est le prophète Isaïe qui transmet la promesse de Dieu au roi Achaz: t’auras un fils. Mais la promesse ne va pas se réaliser. Pas de fils à l’horizon.
Pour cela, il va falloir attendre Jésus. C’est de lui que parle Isaïe: Oui, un Enfant nous est né, un Fils nous a été donné, c’est ainsi que les chrétiens ont compris le texte.
Jesus attendu, le Prince de la paix a essayé de faire des juifs et des païens un seul peuple en faisant abattre au moyen de sa croix les murs qui les séparaient.
Ou nous en sommes aujourd’hui? La guerre en Palestine, en Ukraine, en Birmanie et dans tant d’autres endroits du monde et on pourrait continuer la liste.
Mais ce soir je préfère voir dans ce petit Jesus, le Prince de la paix.
Ce soir j’ai envie de chanter avec les anges: Gloria in excelsis Deo et pax homini…”.
Et peu importe comment c’est dehors.
Ce soir j’ai envie d’être dans la paix, dont me bercent toutes les promesses.
