2026 avril Edito CCFHK
Nous vivons l’époque où tout se radicalise. Même notre manière de voir le monde. Est-ce une projection qui est liée à l’âge? Ce qui peut venir d’une déception de voir le monde tourner si mal. Il l’est en effet. Plusieurs signes le montrent. Mais cela n’a jamais été différent.
L’autre jour, j’ai été à Parenthèse pour une rencontre avec une femme qui a écrit un livre. C’est une nouvelle (courte et exigeante, comme toutes les nouvelles) intitulée “Insulation”. Le mot résulte d’une combinaison de deux autres: insulaire et insolation. Expatriée à Singapour, elle raconte l’expérience de sa vie, accident qui la rend handicapée. Ce qui lui change la vie, mais ne la radicalise pas, au contraire.
Elle qui aurait pu s’endormir dans une sorte de somnolence (y compris celle de se radicaliser en révolte profonde), elle a réussi à s’en sortir par l’écriture.
Dans le temps de la période de Pâques, nous ravivons notre foi en la résurrection du Christ et en la nôtre, ne nous laissons donc pas nous endormir par une somnolence moite que le tropique d’été fait sentir, ni par une quelconque radicalisation pour ceci ou surtout contre cela…
« N’ayez pas peur, j’ai vaincu le monde » de Jésus, Bon Berger sont toujours d’actualité.
p. Remy
