
Au moment où j’écris ce texte nous sommes au milieu du Carême. Quarante jours c’est long et deux fois vingt semble plus facile à supporter. Il y a déjà des effets tangibles de carême grâce aux trois grands classiques.
La prière se fait plus ardente pour exprimer le désir de vouloir changer, être plus à l’écoute de la Parole de Dieu et de la parole des autres pour plus nettement savoir distinguer entre les paroles de vérité et les cache-misères, elle devient plus authentique, plus vraie sans complaisance sur ce que nous sommes.
Le jeûne commence à porter du fruit en constatant que nous sommes tant soi peu mais tout de même déjà libérés de ce qui nous encombre: la mauvaise graisse, les mauvaises informations et images, futiles informations et actions).
Au travers notre générosité, souvent si naturelle que l’éducation a rendue possible, nous arrivons à comprendre que ce qui est visé c’est l’aumône du cœur qui accepte la contrition. C’est alors que l’aumône du portefeuille a tout son sens chrétien. Être plus solidaire des autres car nous recevons de Dieu la promesse du salut, signe de sa solidarité avec toute la création.
Carême nous rend vulnérable, c’est dans notre faiblesse que nous pouvons chercher la force qui vient de la foi. Courage, j’ai vaincu le monde, celui qui est encore sous l’emprise du péché. Avec cette assurance la promesse de la vie nouvelle célébrée à Pâques prend forme d’une nouvelle réalité que notre vie accueille et se laisse façonner.

