Comme dimanche dernier, aujourd’hui aussi les trois lectures plus le psaume, ont le même thème en commun. Celui de l’annonce de la passion de Jésus. Cependant nous ne sommes pas en Carême, mais ça y ressemble. C’est une piqûre de rappel des fondements de la foi chrétienne. Au printemps nous célébrons la passion de Jésus, et six mois plus tard, donc dans cette période en septembre, nous nous le rappelons.
Jésus représente ce serviteur souffrant de l’Ancien Testament (première lecture). Tous ceux qui souffrent d’injustice et d’outrage de la part de leur entourage sont associés à la souffrance de ce serviteur qui est accusé injustement et subit des outrages.
“Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie” Meme le roi David a fait cela en faisant mourir Urias pour s’emparer de sa femme, la belle Bethsabée. (2 livre de Samuel 11). Il y a mille et une façons pour faire taire quelqu’un qui dérange.
L’autre jour j’ai été dans une famille, et l’enfant se plaignait de sa maîtresse, car elle a puni toute la classe à cause du désordre causé par quelques uns, surtout les garçons. Alors je lui ai demandé si c’était par vengeance qu’elle l’a fait ou comme une punition.
Sans hésiter, par punition, j’ai entendu. Il a bien vu qu’il fallait distinguer entre la correction (fraternelle) et la vengeance par méchanceté. Faire appel au calme par souci de bien éduquer.
“La jalousie et la rivalité mènent au désordre”. St Jacques dans la seconde lecture est aussi un pédagogue qui a souci d’une bonne éducation chrétienne. Le catéchisme c’est avant tout une éducation que l’on fait en marchant ensemble, main dans la main, les catéchistes et les enfants.
Chacun d’entre vous est accueilli à l’image de l’accueil que Jésus réservait aux enfants. Les portes du bonheur éternel s’ouvrent devant ceux qui réservent un tel accueil.
De la part des catéchistes, qui souvent sont aussi vos propres parents, c’est un service à votre égard, et en collaboration étroite avec vos parents qui en vous inscrivant au caté (comme pour l’école) cèdent une part de leur responsabilité éducative parentale. Sans pour autant s’en dessaisir partiellement, alors que c’est une tentation à laquelle certains succombent parfois. Ce serait une grave erreur, une démission de leur droit qui est aussi leur devoir. “Quiconque accueille en mon nom un enfant.., c’est moi qu’il accueille”. Amen
