Après toutes les olympiades des derniers mois, scolaires, sportives…, la flamme de l’effort se laisse alimenter par des résolutions sur le plan humain. Travailler mieux, manger mieux, bouger plus, râler moins, sourire mieux, se reposer mieux… Et notre esprit s’en trouvera plus épanoui, plus détendu, et nous plus libres. Pourquoi faire? Up to you! Mais encore!
On sait très bien de quoi vont être remplies les journées et les semaines à venir. Courir dans tous les sens. Faire les choses qu’il faut faire. Souvent la douceur des obligations administratives s’apparente à la sensation de caresse d’un hérisson, ou à la rêche surface de la langue de la vache qui au lieu de brouter les herbes lèche votre main. Vouloir attraper le temps perdu durant l’été, comme pour le bilan carbone, n’est pas très glorieux. Et le bénéfice des vacances est vite gaspillé. Comment faire? Combien de fois par jour? Minimum le matin, un grand moment de silence qui nourrit, avec des “répliques” durant la journée en guise de snack.
Les moines le font au moyen des prières, à quoi le lieu et la règle les incitent. Tous les professionnels sportifs ou spirituels sont bien équipés. En principe, car certains compétiteurs de l’Olympiade de Paris 2024 ont reçu l’équipement et le vêtement adéquats la veille de leur “combat”. Et pour les spirituels ce n’est pas mieux, car souvent préparés au mieux pour une catégorie de “sport” (jeune, fort, intelligent, élu de Dieu, sur ce chemin tout leur réussit), alors qu’une fois dépouillés de tels attributs et des certitudes qui les accompagnent, ils auront à mener à bien le combat dans la catégorie “paralympique”, dans un esprit et souvent le corps abîmés. Abîmé par la vie, mais abîmé en Dieu et sa douce, bienveillante présence.

