Cette année, le début de carême, Mercredi des Cendres, coïncide avec la Saint Valentin (14 février). Est-ce contradictoire? Pas tant que ça. Évidemment il va falloir choisir l’expression, mais pas le fond.
Si le carême est une période où on apprend comment mieux aimer (soi-même, l’autre, les autres), la Saint Valentin en est une forme d’aboutissement. A moins que cela ne soit une réactivation du désir d’aimer, comme le carême l’est. Ce cycle revient tous les ans. Mieux nous aimons, plus nous nous rapprochons de la vraie vie.
Les deux fêtes unissent en elles la vie et la mort dans leur complétude. Souvent la vie s’en charge naturellement en apportant des lots d’événements heureux ou malheureux. A charge d’amour alors de montrer, malgré la fragilité, la force d’un lien indestructible.
Les fêtes et les périodes dédiées sont une occasion d’une sorte de remise à niveau pour tout le monde. Dans toute libération que le carême occasionne nous y goûtons de la joie d’aimer.
Et si le mercredi 14 février, il nous reste des cendres sur le front, c’est une promesse de la vie visible surtout pour les autres, promesse de la victoire de la vie sur la mort, de l’amour sur la haine, de l’attention à l’autre sur l’indifférence.
Et si symboliquement, il vous reste aussi des cendres dans la bouche, c’est pour mieux digérer les douleurs liées à la purification du cœur que le Carême occasionne.
Bonne et belle montée vers Pâques

